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Un point sur le tatouage

 

Le tatouage, un art ancestral

Le tatouage a depuis des centaines d’années représenté l’appartenance à un groupe. Mais aujourd’hui il peut aussi être associé à une « tranche de vie » ou une part de notre propre vécu et notre propre personnalité. Pratiqué dans de nombreuses cultures, le tatouage est parfois un véritable rite initiatique selon la culture et l’époque. Ainsi par exemple, l’ancienne civilisation égyptienne employait les tatouages à des fins de cérémonies funéraires, comme l’indique Yves Alphé.

Dans la Rome antique par contre, les tatouages étaient mal perçus car ils servaient à marquer criminels et condamnés. Les marins britanniques quant à eux considéraient le tatouage au contraire comme une marque d’honneur. En bref, le tatouage est, selon les cultures et époques considéré comme positif ou négatif voire interdit comme c’est le cas actuellement dans les onsen japonais où il est associé aux Yakuza. La culture du christianisme y voit également un symbole d’impureté.

Ce n’est véritablement qu’à partir des années 60-70 que le tatouage est reconnu comme un art et voit vingt ans plus tard une performance artistique avec concours et salons comme exemples de reconnaissance artistique. Aussi curieux que cela puisse paraître, le tatouage peut être relié intimement à la mort et au passage dans l’au-delà, comme nous l’avons vu précédemment avec le rappel proposé par Yves Alphé. Ainsi, un autre exemple est celui des indigènes de Bornéo qui validaient leur passage dans l’au-delà via le tatouage d’un œil sur la paume de leur main.

Le tatouage et le funéraire présenté par Yves Alphé

Il semblerait que les tatouages soient plus courants et plus « tolérés » chez les personnes travaillant dans le monde du funéraire, comme Yves Alphé, fondateur et dirigeant de Caritas Obsèques à Orléans. Pourquoi cela ? Le funéraire, et donc la mort sont plus facilement associés au monde du gothique.

Un raccourci, certes facile mais toujours d’actualité. Il n’est donc pas rare de voir des professionnels du funéraire, peu importe leur âge et leur fonction, se faire tatouer. En effet, le tatouage dans la vie professionnelle peut poser problème selon certains secteurs, mais il se démocratise et cette tendance diminue progressivement. En effet, un employeur ne peut légalement refuser quelqu’un pour son tatouage mais cela peut parfois être mal perçu suivant le motif et l’endroit tatoués.