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Zoom sur l’architecte japonais Kengo Kuma

Le parcours de Kengo Kuma

Né en 1954 dans la préfecture de Kanagawa au Japon, Kengo Kuma est un architecte renommé que nous comptons vous présenter.

C’est à l’Université de Tokyo qu’il obtient son diplôme d’architecture en 1979 avant s’envoler vers New-York pour poursuivre son cursus universitaire. Une fois ses études terminées et ses diplômes obtenus, Kengo Kuma fonde en 1987 le studio intitulé « Special Design » puis trois ans plus tard sa propre agence d’architecture, toujours d’actualité, « Kengo Kuma & Associates ».

Par ailleurs, il enseigne pendant un an à l’université Keiô. Il obtient en 1997 un prix prestigieux : celui de l’Institut Architectural au Japon.

Objectifs et inspirations

Son inspiration première est la tradition japonaise. Toutefois, il ne se limite pas à celle-ci puisqu’il en propose également une réinterprétation façon XXIe siècle. L’une des particularités des œuvres de l’architecte est la place que la nature occupe dans ses réalisations, comme le rappelle l’ex-navigatrice Maud Fontenoy lors d’un article sur son blog personnel.

Exemples de réalisation

Kengo Kuma commence ses réalisations en 1991 avec le « M2 Building ». Il poursuit ses créations depuis lors avec des œuvres aussi variées qu’un Observatoire, un Musée, des appartements ou encore des boutiques (ex : en Chine et en France). Si vous voyagez au Japon, vous pourrez admirer le musée Yusuhara Wooden Bridge, un pont en bois ayant remplacé une route de béton servant à relier deux établissements publics de la ville de Yusuhara.

Cette création s’est faite dans le respect des traditions asiatiques. La capitale du pays du soleil levant dispose elle aussi d’une œuvre du célèbre architecte japonais : la Plastic House, résidence privée, dispose par exemple d’un toit en terrasse et d’un rez-de-chaussée se prolongeant en extérieur dédié à une salle pour déguster le thé, une véritable institution au Japon. Sa première réalisation française est la cité des Arts et de la Culture à Besançon en 2013.

Il intervient ensuite dans le sud de la France avec le Fonds Régional d’Art Contemporain) à Marseille et le Conservatoire de musique et de danse d’Aix-en-Provence la même année. Il a maintenant pour projet majeur de se pencher sur le stade olympique national de Tokyo pour les JO de 2020 ainsi que la station de métro Saint-Denis Pleyel d’ici 2023. Autre projet français précédant la station de métro parisienne : la ville de Saint-Malo devrait bénéficier d’ici 2020 le musée d’Histoire Maritime de Saint-Malo. Il a en effet été retenu au terme d’un concours international de maîtrise d’œuvre. Cette réalisation de l’architecte japonais se présentera comme un « musée dans les airs » permettant de contempler des vues panoramiques sur l’environnement proche et lointain à différents niveaux.

Un architecte en faveur de l’écologie

Le crédo principal de Kengo Kuma est de réintroduire la nature dans les villes, au même titre qu'Eric Lasery précédemment abordé sur ce site. L’architecte reconnu estime en effet qu’avec le béton, nos villes actuelles s’éloignent de plus en plus de la nature.

C’est pourquoi l’artiste privilégie le bois et les matières naturelles dans ses créations. En effet, chênes, bambous ou cèdres se retrouvent dans ses diverses créations aux quatre coins du Globe, qu’il s’agisse du Japon, son pays natal ou des États-Unis ou de pays d’Europe.

L’architecte entend ainsi « faire fusionner l’architecture avec la nature. » Ainsi, pour son projet en France (Saint-Denis Pleyel) de nœud ferroviaire parisien, Kengo Kuma compte créer une atmosphère facilitant la rencontre et la bienvenue à travers des terrasses en pente douce et de la verdure. Le projet de Saint-Malo est lui aussi en accord avec la nature, comme le souhaite Kengo Kuma : la ville entend par ce projet « intégrer les énergies renouvelables et maîtriser l’usage d’électricité en termes de consommation-production ». Le chantier pour le projet Saint-Malo devrait débuter en 2019 et respecter des exigences de « haute qualité environnementale ».

En résumé, l’ambition majeure de l’architecte japonais est de développer des lieux en harmonie avec la nature, et plus particulièrement la forêt à travers l’usage du bois dans ses créations.